Un Peu De Dépoussiérage…

Ceci afin de vous éviter de décrypter ceci :

Garde un Liure escrit de ta plume.
Laisse tes freres & soeurs copier ce qu’ils ueulent;
mais iamais ne te separe du Liure, & iamais ne conserue les escrits des aultres,
car si leur escriture estoit reconnue,
ils pourroient estre emmenés & torturés.
A cette cause,
chacun conseruera ses escrits
& les detruira en cas de danger.
Apprend par coeur tout ce que tu peux,
& recris le Liure une fois le danger passé.

http://gb.gardner.tripod.com/

Je vous propose de télécharger gratuitement le livre des ombres de Gerald Gardner et Doreen Valiente Dans une version plus facile à lire avec une table des matières très pratique.

Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il et elle ont impulsé dans la façon dont cela fut fait tout en reconnaissant cette haute volonté pour beaucoup d’entre nous de retrouver leurs racines & leur tradition. De ce point vu, leur pulse a été déterminant pour la prise de conscience et la recherche d’une spiritualité qui fut enfouie sous des siècles d’obscurantisme.

Si certaines personnes ont voulu nous enterrer, c’est sûrement parce qu’elles ne savaient pas que nous étions des graines… Autant essayer de détruire l’élément feu en éteignant les flammes… Porter dans le ciel, l’air dépose délicatement sur nos lèvres les mots magiques que l’on voit s’inscrire au bout de la plume. Les livres peuvent être détruit, l’esprit divin et le verbe créateur n’en reste pas moins vivant dans nos cœurs.

Il est bon de lire plusieurs livres pour se forger une opinion. Ne vous arrêtez pas à celui-ci, voila mon conseil (vous en ferez ce que vous voulez).

Source : http://gb.gardner.tripod.com/
Lien PDF : Livre des ombres par Gérald Gardner et Doreen Valiente

Aradia

Dans les alentours de mes errances d’hermétique,
Me laissant guidé par mon unique intuition,
Dans mes recherches d’enseignement poétique,
Je trouvais ce livre d’initiation

« Aradia », en voila un titre !
Comme d’habitude et à prime abord,
pour éloigner les profanes du pupitre,
A la vue de tous, qu’il est bien caché cet OR

Immédiatement j’ouvre le livre,
Je découvre sa préface,
Qui tout de suite m’enivre,
D’une envie de lire tenace !

PREFACE

Si le lecteur a lu les travaux du folkloriste G. Pitré, ou les articles de « Madame Vere de Vere » parus dans le « Italian Rivista » italien, ou ceux de J. H. Andrews à « Folk-Lore », [Mars, 1897: « Neapolitan Witchcraft. »] il se rendra compte qu’il y a en Italie un grand nombre de sorcières ou de diseuses de bonne aventure, qui prédisent l’avenir grâce aux cartes, exécutent d’étranges cérémonies dans lesquelles des esprits sont censés être appelés, qui fabriquent, vendent des amulettes, et ne se comportent généralement pas comme ce à quoi on pourrait
s’attendre, qu’elles soient prêtresses noires Vaudou en Amérique ou sorcières ailleurs.

Mais la strega ou la sorcière italienne est à certains égards un personnage différent de ces derniers. Dans la plupart des cas elle vient d’une famille dans laquelle son pouvoir ou son art a été pratiqué depuis de nombreuses générations. Je n’ai aucun doute qu’il y ait des cas où cela remonte au moyen-age, à l’époque romaine voire même à celle des étrusques. Le résultat a été dans de telles familles la persistance de nombreuses traditions. Mais dans l’Italie du nord, comme les écrits l’indiquent malgré quelques petites collections de contes et de croyances populaires faites par des élèves, il n’y a jamais eu le moindre intérêt pour l’art sorcier étranger, pourtant il semblerait qu’elle inclue une incroyable quantité de mythes et légendes de la Rome antique , telles qu’ils furent rapportés par OVID, auquel, comme à tous les autres écrivains latins, beaucoup a échappé.. [Ainsi nous pouvons imaginer ce qu’il en aurait été des contes de fées allemands si rien n’avait survécu à part les ouvrages de Grimm et de Musæus On pourrait alors croire qu’il s’agit là de la totalité des recueils du genre , alors qu’en fait ils ne représenteraient qu’une infime partie d’un ensemble. Et le savoir des sorcières était totalement inconnu des auteurs classiques de l’Antiquité, en vérité il n’y a chez aucun d’entre eux de preuve qu’il se mêlait au peuple pour y collecter des informations comme on le fait aujourd’hui. Ils se contentaient de rédiger leurs ouvrages à partir d’autres ouvrages quelque chose de ce genre de littérature nous reste encore aujourd’hui.

Ce manque de savoir était fortement encouragé par les sorcières et les magiciens, dans la mesure, où, par crainte des prêtres ils rendaient toutes leurs traditions extrêmement secrètes. En fait les prêtres ont aidé sans le savoir à cet état de faits, car l’interdit est un pouvoir d’attraction puissant et la magie, comme les truffes, se développe mieux, et se parent de ses meilleurs arômes, quand elle est cachée profondément. Toutefois aujourd’hui, les prêtres, tout comme les magiciens, disparaissent avec une incroyable rapidité, il y a même un écrivain français qui a fait remarquer qu’un franciscain dans un train représente un anachronisme et dans quelques années, avec les journaux et les bicyclettes (le ciel seul sait ce qu’il adviendra lorsque qu’il y aura des machines volantes) ils seront tous irrémédiablement balayés de la surface de la terre.

Cependant, ils disparaissent lentement, et il y a encore des personnes âgées dans le Nord de l’Italie qui connaissent les noms étrusques des douze dieux, et les invocations à Bacchus, Jupiter, et Venus, Mercure, et les anciens esprits, et en ville des femmes fabriquent d’étranges amulettes, sur lesquelles elles murmurent des sorts, tous connus au temps des romains, elles peuvent étonner même les instruits par leurs connaissances des légendes des dieux latins, mélangées avec le savoir que l’on peut trouver chez Cato ou Théocrite. Je suis devenu intime avec l’une d’entre elles en 1886, et depuis j’ai rassemblé parmi ses consoeurs toutes les anciennes traditions qu’elles connaissaient. Il est vrai que j’ai utilisé d’autres sources, mais cette femme de par une longue pratique a parfaitement appris ce que peu comprennent. Elle savait exactement ce que je voulais et comment l’obtenir de ses consoeurs.

Parmi d’autres reliques étranges, elle a réussi, après plusieurs années, à obtenir « l’évangile » qui suit et dont je dispose d’une copie écrite de sa main. Un exposé complet sur sa nature avec de nombreux détails se trouve dans un appendice. Je ne sais pas de manière certaine si mon informatrice a obtenu ces traditions de sources écrites ou de récits oraux, mais je pense qu’il s’agit principalement de la seconde solution. Mais, il y a peu de magiciens qui copient ou préservent des documents relatifs à leur art. Je n’ai pas vu mon informatrice depuis que « l’évangile » m’a été envoyé. J’espère obtenir plus d’informations dans un futur proche.

La suite dans le livre « ARADIA » disponible dans le lien ci-dessous et un grand merci à Véro pour ta traduction !

La suite en PDF : Aradia [par Charles G. Leland Trad. Véro]